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La friperie s’impose comme solution mode face à la hausse des prix

La friperie s’impose comme solution mode face à la hausse des prix Soyons Élégantes © soyonselegantes.com
La friperie s’impose comme solution mode face à la hausse des prix © soyonselegantes.com
Le coût de la vie grimpe. La friperie devient le réflexe pour habiller toute la famille sans sacrifier ni style ni budget.

À Alger, les prix en friperie frappent fort. Un blazer à 1 500 DA, alors qu’il coûte 4 000 DA neuf. Un jean à 500 DA, contre 3 000 DA en boutique. Des chemises à 200 DA, loin des 3 500 DA affichés ailleurs. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Dans Bab El Oued, Khelifa Boukhalfa, Meissonier ou Hassiba Ben Bouali, les magasins de seconde main ne désemplissent pas. Les familles, les étudiants, les jeunes actifs s’y pressent. Chacun cherche la bonne affaire ou veut simplement renouveler une garde-robe devenue trop chère.

La friperie n’est plus réservée aux petits budgets. Les amateurs de marques et les passionnés de mode y viennent aussi. Ils veulent de l’originalité. Les paniers débordent de vestes presque neuves, de manteaux de marque, de jeans impeccables, de chaussures à prix cassés. Le samedi, c’est la ruée. Les arrivages attirent la foule, même si les prix montent un peu. Mais pour beaucoup, l’essentiel reste le même : trouver des vêtements de qualité à prix accessible. Certains fouillent longtemps pour dénicher la perle rare.

Depuis janvier 2019, l’Algérie applique le régime DAPS, qui ajoute entre 30 et 200 % de droits supplémentaires à l’importation sur plus de 1 000 catégories de produits, dont les vêtements d’occasion.

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Un mode de consommation qui séduit toutes les générations

Les jeunes ne lâchent plus la friperie. Étudiants ou jeunes travailleurs, ils y trouvent la seule solution pour rester à la mode sans exploser leur budget. « Mon budget ne permet pas d’acheter du neuf. Je me rends alors dans des magasins de friperie. Je fais avec ce qu’il y a en attendant des jours meilleurs », raconte une étudiante. D’autres cherchent des pièces uniques, introuvables ailleurs.

Les familles aussi s’y retrouvent. Habiller plusieurs enfants qui grandissent vite devient un casse-tête. « Il est impossible de satisfaire tous les membres de la famille, les habits sont de plus en plus chers », explique un père. Une mère ajoute : « Je regarde d’abord les prix, puis la qualité avant d’acheter plusieurs pièces plutôt qu’un seul article dans un magasin. » Pour beaucoup, la friperie est devenue une habitude rationnelle. On gère mieux les dépenses. On ne sacrifie pas la qualité.

Des écarts de prix qui changent la donne

La différence de prix entre le neuf et la seconde main bouleverse les habitudes. Un manteau, un sac ou une paire de boots coûtent parfois deux à trois fois moins cher en friperie. Même les plus sceptiques finissent par tenter l’expérience, à condition que la pièce soit propre et en bon état. « Avant, je n’achetais jamais de vêtements déjà portés. Aujourd’hui, si la pièce est propre et en très bon état, je ne fais pas la fine bouche », admet une cliente. Pour les familles, c’est l’occasion de renouveler la garde-robe de tous sans se ruiner. La qualité et l’originalité restent au centre des choix.

Les autorités algériennes maintiennent une politique commerciale visant à protéger la production locale et à limiter les importations, ce qui se traduit par des droits de douane élevés et des mesures spécifiques sur les vêtements d’occasion.

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Les prix du neuf flambent. La friperie s’impose comme une alternative simple et créative. On fait des économies. On trouve parfois des pièces uniques. Ce n’est plus marginal. Les habitudes changent. La mode devient plus libre, plus accessible, plus maligne.

Mais la friperie en Algérie ne se limite pas à l’économie. Le secteur évolue dans un cadre réglementaire strict. Selon la base TARIC de la Commission européenne, chaque importation de vêtements d’occasion passe par des codes douaniers précis. Les autorités veulent garder la main sur ce marché en pleine croissance.

Pour suivre le secteur, des bases de données comme le Global Trade Atlas donnent des chiffres détaillés sur les flux d’importation textile et habillement. On peut ainsi analyser les tendances et mesurer l’impact des politiques commerciales sur le marché algérien.

Élodie Marceau Rédactrice mode, shopping et qualité Soyons Élégantes
La Rédaction

Élodie Marceau

Élodie Marceau est rédactrice mode, shopping et qualité chez Soyons Élégantes. Elle s’intéresse particulièrement aux matières, aux coupes, aux finitions, aux marques et à la seconde main, avec une approche pratique qui aide les lectrices à comprendre ce qu’elles achètent et à mieux comparer leurs options.