À Netanya, la photographe Sivan Nétzach reçoit des propositions de vendeuses de tout le pays. Depuis le lancement de Sivan Luxury Select, elle découvre un marché plus vaste qu’elle ne l’imaginait.
Le mouvement va dans les deux sens. Certaines femmes veulent vendre des pièces qu’elles ne portent plus ; d’autres cherchent ces modèles sans payer le prix du neuf en boutique. Les demandes se sont vite rejointes.
Cette activité s’inscrit dans une scène israélienne de seconde main en expansion. Mako décrit l’ouverture de nouveaux magasins et l’organisation de foires vintage. Des événements éphémères ont aussi lieu, tandis que Depop et Vinted accueillent des ventes. Les marchés aux puces de Jaffa et de Haïfa comptent parmi les lieux de vente. Le marché Givon, à Tel-Aviv, en est un autre. Une pièce vintage ou une marque rare peut même dépasser le prix du neuf : sa valeur dépend aussi de sa rareté et de la demande.
L’authenticité et le prix au centre de la revente
La première question revient presque toujours : le sac est-il authentique ? Nétzach recueille le lieu et la date d’achat. Elle demande aussi le reçu ou la carte, puis note si une boîte ou une housse accompagne l’article. L’état et la fréquence d’utilisation complètent les informations qu’elle transmet à l’acheteuse. L’authenticité pèse lourd au vu des sommes engagées. Dans la revente, des spécialistes procèdent aussi à des contrôles avant la livraison. FashionUnited rapporte qu’après une vérification complémentaire, quatre sacs ont été jugés non authentiques.
Le prix se fixe au cas par cas. L’estimation dépend du modèle et de son état. L’année d’achat compte également, tout comme les accessoires fournis. Nétzach compare les tarifs actuels en boutique avec ceux du marché de la seconde main. Le montant payé quelques années plus tôt ne suffit pas : les prix de certaines marques ont fortement augmenté, et tous les modèles ne conservent pas leur valeur de la même façon.
Les acheteuses peuvent ainsi trouver des pièces en excellent état. Elles cherchent aussi des modèles qui ne sont plus vendus en boutique. Nétzach cite les sacs classiques de Chanel et de Louis Vuitton. Elle mentionne également les chaussures, puis les ceintures et d’autres accessoires. Gucci et Dior font aussi partie des marques évoquées dans l’entretien.
Des placards à une boutique sur Instagram
La photographie guide la présentation des articles. Le cadrage compte, tout comme l’esthétique. La cohérence visuelle a aussi sa place. Nétzach veut donner à sa page l’allure d’une boutique, même si celle-ci existe pour l’instant uniquement sur Instagram.
À Paris, Chercheminippes illustre le modèle d’une boutique physique de seconde main. Nétzach, elle, rêve d’un lieu auquel vendeuses et acheteuses de tout Israël puissent faire confiance. Elle veut aussi maintenir une sélection soigneuse et n’exclut pas que Sivan Luxury Select ouvre un jour une boutique physique.
Son conseil aux femmes freinées par le prix d’un sac en boutique : choisir d’abord le modèle recherché. Comparer ensuite les tarifs du neuf et de la seconde main, puis attendre la bonne occasion. Les articles proposés et les inspirations de la page sont accessibles sur Instagram à l’adresse @sivan_luxury_select.