Sur le trottoir du 17 rue de Toulon, les curieux s’arrêtent devant la vitrine. À l’intérieur, pas d’étiquettes à l’unité. Chaque article passe sur la balance, qu’il s’agisse d’un pull, d’un livre ou d’une assiette. Le ticket de caisse affiche le poids, pas le nombre de pièces. À partir de 1 € le kilo, la promesse est claire : renouveler son style ou son intérieur sans se ruiner.
Des recherches indépendantes montrent que le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri organise régulièrement des ventes de meubles et d’objets à Lyon, mais ces événements ne sont pas toujours liés à un magasin permanent.
La Kiloterie ne se limite pas à une nouvelle façon d’acheter. Le projet s’ancre dans le tissu social local. Tous les objets sont collectés, triés et revendus dans la métropole lyonnaise. Le circuit court s’impose, l’économie circulaire tourne à plein régime. Bénévoles et salariés en insertion professionnelle font tourner la boutique. Chaque euro dépensé soutient les actions du Foyer auprès des personnes en difficulté.
Le modèle fait écho à d’autres initiatives, comme La M’Halle à Castelnaudary. La seconde main s’affirme comme une alternative solide, loin des prix gonflés et des clichés poussiéreux.
Selon les résultats publiés par L’Alsace, les événements de vente organisés par le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri à Lyon 3e sont généralement des expositions-ventes de meubles, sans mention d’une tarification au kilo ni d’une adresse associée à La Kiloterie.
La Kiloterie s’impose face à la hausse du coût de la vie. Le réemploi local prend le dessus, sans sacrifier le style ni le portefeuille. Ce format redéfinit les codes du shopping responsable et place la seconde main au cœur de la mode urbaine lyonnaise.
Les calendriers d’événements locaux recensent d’autres ventes de vêtements et chaussures par le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri dans différents arrondissements, notamment le 9e. Aucun lien direct avec La Kiloterie ni mention de vente au poids n’apparaît dans ces annonces, comme le confirment les informations de Le Progrès.