Le 5 octobre 2026, les portes du Dressing de Jeanne se sont rouvertes à Argentan. La boutique, adossée à l’ensemble scolaire Jeanne-d’Arc Notre-Dame, reprend vie. Ici, la mode responsable n’est plus une idée lointaine.
En 2025, la France a exporté environ 172 000 tonnes de textile et chaussures d'occasion, soit une hausse de 3,6 % par rapport à l'année précédente.
Des articles venus de dons et de dépôts-vente
Le Dressing de Jeanne fonctionne différemment. Tous les articles viennent de dons ou de dépôts-vente faits par des particuliers. Ce choix permet d’offrir une sélection variée, qui change au fil des arrivages. Résultat : la consommation devient plus réfléchie, plus circulaire.
Ce modèle pédagogique s’inscrit dans une tendance nationale. La seconde main séduit de plus en plus de Français. D’autres villes l’ont déjà prouvé, comme le montre cette initiative à Castelnaudary. Selon Refashion, relayé par CB News, 65 400 tonnes de textile et chaussures de seconde main ont été vendues en France en 2025. Cela représente 7,2 % de la consommation totale de ces produits. La hausse est de 5 % par rapport à 2024. Les achats entre particuliers dominent, via Vinted, Leboncoin, mais aussi les dépôts-vente et vide-greniers. Ce canal couvre 42 % du marché national de la seconde main d’après l’analyse CB News.
Un effet concret pour les familles et la mode locale
Le Dressing de Jeanne rend la seconde main accessible à tous. Ce n’est pas qu’une question de prix. La boutique sensibilise au réemploi et à la transmission. Chaque achat devient un geste éducatif. L’établissement scolaire porte ce projet et pousse la nouvelle génération à repenser sa façon de consommer la mode.
En 2025, le prix moyen d'un article de seconde main en France atteignait 8,50 euros, soit légèrement plus que le prix d'une pièce neuve dans le segment budget. Le marché a ainsi progressé de près de 6 % en valeur.
Ce mouvement national n’est pas sans défis. La qualité des dons et la gestion des flux restent des points sensibles. France 3 rapporte qu’en 2025, sur 120 000 tonnes de textile collectées, seules 90 000 tonnes ont reçu un soutien public après tri. Certaines régions ont vu la collecte baisser. L’importation de vêtements d’occasion augmente aussi. Elle est passée de 10 100 tonnes en 2024 à 13 100 tonnes en 2025. Près de 40 % venaient du Royaume-Uni. Les échanges internationaux prennent de l’ampleur.