Le site aupaysdesparfums.com a refait surface. Il reprend tout : marque, logo, catalogue d’une parfumerie artisanale française. Aucun avertissement de sécurité. Pas de mentions légales. Pas d’immatriculation. Le nom de domaine a été enregistré au Japon à la mi-août 2026. La gérante avait déjà subi ce plagiat en août 2025. Rien n’a changé. Le risque, lui, grandit.
Aucune confirmation indépendante n’a été trouvée dans les résultats de recherche concernant les sites mentionnés, et aucune action officielle n’a été rapportée par les autorités compétentes.
Des abonnements cachés derrière des services de courrier recommandé
Un autre piège circule. Plusieurs sites d’envoi de courrier recommandé en ligne, comme poste24.co, envoi-reco.com et lettre-ar.com, prélèvent chaque mois 29,90 €, 39 € ou 49 € après un premier paiement modique. La lettre part bien. Mais la clause d’abonnement reste souvent invisible lors du paiement. Sur lettre-ar.com, l’abonnement à 39 € par mois figure sur la page d’accueil. Pourtant, des utilisateurs affirment ne pas avoir compris comment ils ont accepté cet engagement. L’information passe inaperçue.
Identité numérique et vigilance accrue
Les recherches disponibles n’ont révélé aucune décision de régulateur, action judiciaire ou communication policière concernant les sites aupaysdesparfums.com, lafabrique-dubois.com, poste24.co, envoi-reco.com ou lettre-ar.com. Les seules publications officielles récentes concernent d’autres sujets économiques et ne traitent pas de ces cas de fraude.
La gérante de la parfumerie artisanale s’interroge. « Ce que je ne comprend pas c’est que depuis le moi d’ aout le site avait un avertissement de google dessus « ATTENTION » en rouge sur tout l’ écran et que d’ un coup il soit de nouveau sans avertissement ? Il a tout de pareil, même nom de domaine, même nom […] rien n’ a changé ».
Avant de payer sur une boutique inconnue, deux réflexes sont essentiels. D’abord, comparer l’identité du vendeur à l’annuaire officiel des entreprises. Ensuite, vérifier la date d’enregistrement du nom de domaine. Pour les services de courrier, lire attentivement la page d’accueil et les conditions générales avant de payer évite la plupart des abonnements indésirables. Si un prélèvement non souhaité apparaît, il faut demander la résiliation par écrit et faire opposition à la banque. C’est la seule façon de stopper les paiements suivants.
Les arnaques gagnent en sophistication. Elles exploitent chaque faille de vigilance et chaque zone grise réglementaire. Pour les consommateurs, la vérification systématique reste la meilleure défense. Méfiance face aux offres trop belles ou aux conditions peu claires. Le secteur de la mode et de la beauté artisanale, lui, doit rester sur ses gardes. La confiance est en jeu.