Le 22 septembre, Symrise a ouvert les portes de son nouveau site Lautier 1795 à Grasse. Ce site n’est pas un simple atelier. Il s’agit d’un centre de production dédié aux ingrédients naturels pour la parfumerie fine. Grasse reste la capitale mondiale du parfum. Symrise veut y prendre racine, et vise le segment premium des matières premières naturelles.
Symrise a annoncé à Dubaï que la gamme premium d'ingrédients naturels pour la parfumerie fine inclut désormais une sélection de matières premières issues de Floral Concept, confirmant l'intégration continue de ses actifs naturels dans la stratégie ONE Symrise.
Arkema avance sur un autre terrain. Le groupe va investir 10 millions d’euros pour tripler la surface de son Centre d’Excellence Batteries mondial à Oullins-Pierre-Bénite, près de Lyon. Les locaux seront modernisés et digitalisés. Arkema renforce ainsi son réseau international de R&D, déjà actif en France, en Chine, en Corée du Sud, au Japon et aux États-Unis. Le Crédit d’Impôt Recherche et le plan France 2030 ont joué un rôle clé dans ce projet.
Sur son site officiel, Symrise met en avant la collaboration entre ses équipes et celles de Floral Concept, notamment à travers la présentation du "Grand Hôtel Particulier" lors du salon Beautyworld Dubai, où les matières premières de Floral Concept sont explicitement mentionnées comme partie intégrante de l'offre premium.
Ineos Grangemouth, de son côté, célèbre dix ans depuis l’arrivée du premier navire « Dragon » chargé d’éthane américain. Ce projet, soutenu par 2 milliards de dollars d’investissements, a sécurisé l’approvisionnement du site écossais. Depuis 2016, plus de 400 cargaisons ont été reçues. La production d’éthylène et la compétitivité de la plateforme britannique en dépendent.
La chimie et la parfumerie bougent. L’innovation et l’ancrage local restent essentiels pour peser à l’international. Symrise mise sur la tradition grassoise et la technologie. Arkema veut placer la France au centre de la transition énergétique grâce à la recherche. Ineos, lui, montre qu’anticiper les mutations industrielles reste vital pour rester dans la course. Trois stratégies. Un même constat : l’excellence et la maîtrise des filières font la différence.